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PARLONS CHIFFRES …

Le texte qui suit est adressé au Conseil Départemental et au Rectorat. Il demande que soit publié un bilan clair, détaillé, chiffré, et bien sûr public, du bilan du «  plan mixité » qui mène à la fermeture de 2 collèges REP+ sur Toulouse. Les enjeux sont tels que l’on ne peut pas se contenter d’affirmations du type « tout va très bien » , «  les parents sont contents » etc… qui sont à l’heure actuelle, au bout de 3 ans et demi d’expérimentation, les seuls « arguments » servis.

PARLONS CHIFFRES …

Depuis la rentrée de septembre 2017, dans le cadre du plan dit « mixité » décidé par le CD en accord avec le rectorat, les enfants de Reynerie, sont scolarisés en 6° au collège Fermat et dans des collèges de périphérie. Le collège de Reynerie, Raymond Badiou doit fermer en juin 2020.

Une des raisons principales invoquées pour justifier ce choix était le taux de réussite au brevet du collège Badiou, considéré comme trop bas.

A l’époque, après avoir rectifié les chiffres annoncés qui étaient faux, nous avions dans un long courrier consultable sur notre blog, expliqué que ces faibles résultats étaient dus essentiellement à une arrivée importante d’enfants en provenance de l’étranger les années précédentes, qui n’avaient pu faute de places être scolarisés dans des dispositifs adaptés d’apprentissage du français et avaient donc été affectés sans connaître la langue au collège de secteur le collège Badiou.

Nous avions en outre insisté sur l’importance de l’éducation prioritaire pour les élèves en grande difficulté et sur le fait que les meilleurs élèves des écoles primaires du quartier – repéré/es dès le CM2 – étaient déjà envoyé/es à Fermat dans le cadre du busing, ce qui affaiblissait la mixité scolaire de Badiou.

Aujourd’hui, 3 ans après le début de cette expérimentation, où en est-on ?

En ce qui concerne les résultats scolaires des élèves de Reynerie dispatchés dans d’autres collèges, aucun chiffre. Le seul dont nous avons eu connaissance indiquait un taux de 30 % d’enfants n’ayant pas la moyenne en fin de 6°, ce qui n’est pas vraiment une réussite. Nous avons également eu connaissance de plusieurs cas de redoublement.

Du côté des institutions, on nous dit «  impossible de faire le bilan avant la fin de l’expérience, c’est à dire au plus tôt le brevet 2020 ». Pourquoi ? N’est-il pas possible de faire des bilans d’étape, qui permettent de traiter les difficultés et de renforcer les points positifs ?

Si les chiffres sont si bons, si comme le claironne le Conseil Départemental, « c’est une réussite extraordinaire », pourquoi ne pas le prouver par des éléments concrets ? Pourquoi attendre ?

Et s’il y a des problèmes, pourquoi ne pas les annoncer ? Les parents ont le droit de savoir. D’autant que depuis cette année, un second collège du Mirail, le collège Bellefontaine est concerné par l’expérience.

Pour notre part, nous avons l’habitude de la transparence. Nous pouvons par exemple produire un bilan chiffré très intéressant, (en annexe), qui montre qu’en 2019, contrairement aux rumeurs infondées, le collège Badiou a le meilleur taux de réussite au brevet des collèges REP+de Toulouse, tout en étant le plus exigeant sur le contrôle continu.

Alors que l’expérience du CD et du rectorat sur les élèves de Reynerie et maintenant de Bellefontaine vise à supprimer l’éducation prioritaire, puisque les enfants de ces quartiers ne sont plus scolarisés dans des collèges REP, il nous semble urgent d’avoir des éléments sur le devenir des élèves concernés par l’expérimentation, en particulier les élèves en grande difficulté à l’entré en 6°, et de les comparer avec les résultats des collèges de l’éducation prioritaire. Les parents ont le droit d’être informés.

Pour rappel, les établissements REP et REP+ sont dotés en principe des moyens nécessaires permettant aux équipes pédagogiques de réduire les écarts de réussite entre les élèves scolarisés en éducation prioritaire et ceux qui ne le sont pas. Par exemple : Groupes à effectifs restreints, renforcement des équipes enseignantes (deux professeurs principaux par classe…) et de vie scolaire, présence de personnels spécifiques (Assistante sociale, infirmière scolaire, psychologue EN, soutien FLE, …). Les enseignants y bénéficient de conditions particulières d’exercice permettant notamment de développer et faciliter le travail collectif (Temps de concertation, rencontre avec les parents…) et la formation continue.

C’est pourquoi nous demandons à nouveau que le CD et le rectorat publient les premiers éléments chiffrés de bilan du « plan mixité » en leur possession, de façon à faire avancer sérieusement la réflexion sur l’éducation prioritaire et la prise en charge des élèves en difficulté.

Toulouse, le 05/01/2020

Copies au rectorat et à la presse

 

Texte en PDF : demande bilan CD

Annexe : demande bilan CDRésultats Badiou et autres Rep+ 2019.pdf

COMMUNIQUE DE L’ASSEMBLEE DES PARENTS : EGALITE, VRAIMENT ?

 

De l’Assemblée des Parents, association de parents d’élèves :

Un communiqué rédigé par des parents de Reynerie ayant obtenu une dérogation pour scolariser leur enfant dans un collège proche de leur domicile, et à qui le conseil départemental refuse la gratuité du transport scolaire au motif de « l’égalité de traitement ».

EGALITE, VRAIMENT ?

C’est la 3ème rentrée où les enfants de Reynerie, (rejoints cette année par ceux de Bellefontaine), doivent, sur décision du Conseil Départemental, intégrer un collège situé à l’autre bout de l’agglo alors qu’il y a une dizaine d’autres établissements plus proches de chez eux. Ce sont les seuls enfants de Toulouse dans cette situation ! Tous les autres petits toulousains bénéficient d’un collège de proximité.

Les enfants de Reynerie partent le matin à 7H 20 en bus, et reviennent entre 17H30 et 18H. Ils passent toute la journée au collège. Or, certains doivent suivre des traitements médicaux en semaine, d’autres ont des activités culturelles ou sportives démarrant à 17 heures, bien avant le retour du bus.

De plus les parents qui ne disposent pas de moyen de transport, (et qui ont souvent d’autres enfants plus jeunes) ne peuvent pas se rendre au collège facilement en cas de problème, pour rencontrer les enseignants, etc (pour aller à Balma, par exemple, un des collèges d’accueil il faut compter une heure de transport métro/bus + retour).

Pour ces motifs, des parents ont demandé et obtenu des « dérogations » auprès du rectorat. Quand des parents toulousains des autres quartiers de Toulouse demandent des dérogations, c’est pour éviter un collège situé près de chez eux, mais qui ne leur convient pas pour une raison ou une autre. Les parents de Reynerie eux,demandent une dérogation parce que le collège attribué par le conseil départemental, trop éloigné, ne permet pas une scolarisation correcte de leur enfant, au contraire d’un collège de proximité. Le rectorat a reconnu la légitimité de ces motifs en accordant les dérogations demandées.

Aujourd’hui, le Conseil départemental refuse d’accorder à ces enfants le bénéfice du transport scolaire gratuit, au motif qu’ils ne sont pas scolarisés dans leur « établissement de secteur », et en vertu d’une soi-disant « égalité de traitement ».

Le Conseil départemental, toujours prêt à donner des leçons de morale républicaine devrait revoir la définition de l’égalité. En effet,

  • Où est l’égalité quand les enfants de Reynerie et maintenant Bellefontaine sont les seuls enfants toulousains qui n’ont pas d’établissement de proximité ?
  • Où est l’égalité quand le conseil départemental accorde le bénéfice du transport scolaire à des collègiens scolarisés dans un établissement privé plus proche de leur domicile que l’établissement public de secteur, et le refuse à des enfants scolarisés dans un collège public plus proche de chez eux que leur collège de secteur ? Et qu’on ne vienne pas nous parler de respect de la carte scolaire, avec un secteur situé à l’autre bout de l’agglo, avec entre 10 et 20 établissements publics ou privés entre lecollège et le domicile !Plutôt que d’égalité, il ne vaudrait pas mieux parler de discrimination ?C’est quand même le conseil départemental qui a décidé de fermer les collèges où ces enfants auparavant se rendaient à pied. Nous avons l’impression d’un acharnement. Pourquoi le conseil départemental en veut-il autant à nos enfants ? Pourquoi est-ce qu’il n’accepte pas notre compétence de parents ? Nous cherchons le meilleur pour nos enfants, et les meilleures conditions pour leur scolarité, comme tous les autres parents.

    Nous demandons que, comme l’a fait le rectorat, le conseil départemental reconnaisse aux enfants de Reynerie le même droit à un collège de proximité qu’aux autres élèves de Toulouse, par la gratuité du transport solaire. C’est ça la justice, c’est ça l’égalité.

    L’Assemblée des Parents

    assembleedesparents@gmail.com

En Annexe : extrait du règlement des transports scolaires du conseil départemental 31 « 1.B.1.b. Elèves scolarisés dans les collèges ou lycées privés

1er cas : Ils bénéficient de la prise en charge de la distance séparant le domicile de l’établissement public de rattachement sous réserve que l’établissement privé se situe à l’intérieur du territoire défini par la carte scolaire et à une distance supérieure ou égale à celle séparant le domicile de l’établissement public de rattachement.

2ème cas : Toujours à l’intérieur du territoire défini par la carte scolaire, la gratuité est accordée pour la distance séparant le domicile de l’établissement privé fréquenté si celui-ci est plus proche que l’établissement public de rattachement.

Dans tous les cas, la prise en charge du transport scolaire est refusée dès lors que l’établissement privé fréquenté se situe hors du territoire défini par la carte scolaire. »

Le problème étant que pour les enfants de Reynerie, le territoire défini par la carte scolaire consiste en un seul établissement situé à 30 minutes de trajet minimum et qu’entre le domicile et cet établissement se trouvent une quantité d’autres collèges publics ou privés.

 

Article dans la presse : Des parents d’élèves obtiennent une dérogation pour un collège de proximité

Un nouvel article paru dans la Dépêche suite au rassemblement et à la délégation de  » l’Assemblée des parents » reçue le 11 septembre 2019 au Rectorat.

Lien : https://www.ladepeche.fr/2019/09/12/des-parents-deleves-obtiennent-une-derogation-pour-un-college-de-proximite,8408869.php

Article en PDF : derogations 2019

 

QUELQUES POINTS DE PRINCIPE A PROPOS DE LA LOI BLANQUER ET DE L’ECOLE QUE NOUS VOULONS :

Le texte qui suit est issu de nombreuses réunions entre parents, et aussi avec des enseignants.

Il a commencé à être écrit au début de la mobilisation sur la loi Blanquer. L’idée a été d’essayer de formuler en positif ce que l’on veut pour les enfants et pour l’école plutôt que de dire sur quels points on en est contre la loi. Cela demande de passer plus de temps entre nous, en réunions et discussions pour se mettre d’accord sur quelques points que l’on est prêt chacun(e) à porter.

Ces réunions passent d’une école à l’autre et rassemblent des parents de plusieurs écoles du Mirail mais aussi d’autres quartiers de la ville.

Nous espérons avoir vos retours. Continuer à lire … « QUELQUES POINTS DE PRINCIPE A PROPOS DE LA LOI BLANQUER ET DE L’ECOLE QUE NOUS VOULONS : »

Livre Blanc pour la Jeunesse

Vous pouvez télécharger ici Livre blanc pour la Jeunesse, issu des Etats Généraux 2018-2019.

Ces Etats Généraux ont eu lieu à l’initiative de gens différents qui se sont rencontrés pour réfléchir ensemble, et à partir d’eux-mêmes.

Ce Livre Blanc met en avant 3 points principaux :

  • Pour que les jeunes ne soient plus traités en ennemis ;
  • Pour agir, car une partie des jeunes est en danger ;
  • Parce que les jeunes sont l’avenir !

Nous allons maintenant poursuivre ce travail en faisant connaitre ce Livre Blanc, et organiser des échanges, des rencontres avec tous ceux qui le veulent.

N’hésitez pas à envoyer vos avis, commentaires, propositions…

 

 

Présentation du Livre Blanc sur la jeunesse !

Nous relayons l’appel suivant :

La présentation du « Livre Blanc pour la jeunesse », issu des états généraux sur la jeunesse, aura lieu le samedi 18 Mai à 15h à l’atelier B (sur la dalle, métro Reynerie).

Ce Livre Blanc est issu des réunions qui se sont tenues durant l’année 2018-2019, et surtout de la journée des états généraux qui s’est tenue le 6 octobre 2018.

Ce travail a été réalisé par de nombreuses personnes, habitants des quartiers populaires et travailleurs dans ces quartiers (enseignants, travailleurs sociaux…), ainsi que des gens participant à des batailles collectives pour la jeunesse (maintien de collèges, souci de ne pas abandonner une partie des jeunes etc…). Continuer à lire … « Présentation du Livre Blanc sur la jeunesse ! »

Suite à l’article paru dans l’Express du 17/04 : réponse à la FCPE31

Texte en PDF : Réponse fcpe express

Toulouse, le 30 avril 2019

à Mme PALETOU,

Présidente de la FCPE 31

Objet : droit de réponse (Express n° 3537 du 17 avril 19)

Madame,

Dans l’article de l’Express n°3537 consacré à l’expérimentation « mixité sociale » pratiquée à Toulouse sur les enfants de Reynerie, vous déclarez : « …Malheureusement, la parole a été confisquée par certaines associations locales qui craignaient peut-être de perdre les subventions dont elles bénéficiaient jusqu’ici. »

Faisant partie des associations qui se sont opposées au projet, et en étant le fer de lance, nous tenons à faire une mise au point : Continuer à lire … « Suite à l’article paru dans l’Express du 17/04 : réponse à la FCPE31 »